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numéro 5 - mai 2010

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numéro 4 - nov.2009

     

 

 

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A l’occasion de la grande journée du 28 septembre 2008 et la « Fête de la XVème », Jean-François Copé a lancé son club « Génération France » pour la première fois dans les Bouches du Rhône ! Confiant à Bernard Reynès le soin de faire vivre son mouvement dans la circonscription, le Président du groupe UMP de l’Assemblée Nationale en a rappelé l'esprit en évoquant un « véritable laboratoire d’idées »…
Dans ce prolongement, le Député Reynès a mis en place une conférence-débat dès le 3 octobre à Pélissanne. Soutenu par une personnalité de haut-niveau, ce rendez-vous se veut au-dessus des courants politiques pour proposer une information précise et argumentée sur une thématique en phase avec l’actualité.  La première conférence sur l’environnement, au travers de « l’Energie et le rechauffement climatique », a ainsi été animée par le Député Serge Poignant, véritable « bras droit » du Ministre Jean-Louis Borloo, devant quelque 300 personnes très à l’écoute. Trois conférences sur des thèmes divers devraient désormais avoir lieu chaque année.
Pour tout renseignement : Cabinet Parlementaire, 04 32 62 10 06

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Le Figaro
Lundi, 11 Janvier 2010 16:52

Bernard Reynès cité dans le reportage "Copé tisse sa toile dans l'ombre de la Sarkozie" (publié ce lundi 11 janvier)

Sa position stratégique de président du groupe UMP à l'Assemblée permet au prétendant à la course élyséenne en 2017 de parfaire ses réseaux bien constitués. «Qui n'a pas les moyens de ses ambitions a tous les soucis.» Pour s'épargner cette peine, énoncée par Talleyrand, Jean-François Copé a pris le parti de rassembler autour de lui tous ceux qui serviront son ambition présidentielle.  Depuis 2006, il dispose d'un outil : son club, Génération France, qui a pris une tournure nouvelle depuis l'élection de Nicolas Sarkozy avec l'installation d'antennes locales. Soixante-dix-sept ont déjà été inaugurées et Copé ambitionne d'en ouvrir encore une vingtaine d'ici à cet été. Le député chiraquien Christian Jacob, président délégué du club, est en charge de leur expansion. Les limites de ces antennes correspondent ainsi à celles des circonscriptions des députés. Chaque création est donc perçue comme le ralliement d'un élu à la cause Copé.


Parmi les députés les plus actifs, on compte Élie Aboud (Hérault), Yannick Favennec (Mayenne), Isabelle Vasseur (Aisne), Michèle Tabarot (Alpes-Maritimes) ou Bernard Reynes (Bouches-du-Rhône). C'est d'ailleurs dans la circonscription de ce dernier, à Maussane, que Copé organisera dorénavant le rendez-vous annuel «de ceux qui veulent s'engager en politique sans abdiquer leur liberté ». Le club, qui «n'a pas vocation à devenir un parti», selon un collaborateur, comprend aujourd'hui 2.000 adhérents à jour de cotisation (10 euros) et quelque 5.000 sympathisants.Sur les doigts d'une main
Au gouvernement, ses proches se comptent sur les doigts d'une main. L'histoire a voulu que le ministre dont il est le plus proche soit également l'un des principaux piliers de la Sarkozie : Brice Hortefeux. «Entre eux, c'est une amitié de vingt ans», explique-t-on chez Copé. «Hortefeux essaye, autant que possible, d'arrondir les angles entre Copé et Sarkozy», confirme-t-on au ministère de l'Intérieur. Autre ministre partie prenante des réseaux Copé, Luc Chatel. Le ministre de l'Éducation est depuis sa création vice-président de Génération France. «Chatel sait qu'il y a une vie après Sarkozy et s'est ménagé plusieurs fers au feu», commente un de ses collègues, peu charitable.
L'ancienne tête de liste aux régionales de 2004 en Île-de-France s'est également beaucoup rapprochée de Valérie Pécresse pendant la violente campagne des primaires internes de l'UMP où elle affrontait Roger Karoutchi. Paradoxe, la ministre de l'Enseignement supérieur, si elle devait l'emporter en 2010, ferait figure de concurrente sérieuse à Copé dans sa course à l'Élysée. Mais le député de Seine-et-Marne n'y voit pas d'incompatibilité. «Certains voudraient que je joue à ce jeu-là mais c'est mal me connaître», explique-t-il en assurant qu'il soutient «à fond» Pécresse.
Copé entretient également «d'excellentes relations» avec le ministre de l'Agriculture, Bruno Lemaire. Ce proche de Dominique de Villepin était d'ailleurs le seul membre du gouvernement dans les studios du «Grand Jury» ce dimanche soir.
Le cercle Copé s'étend également à certains ministres sortis du gouvernement. «Jean-François Copé a compris qu'il devait s'attirer les bonnes grâces des déçus ou des victimes du sarkozysme et il met un point d'honneur à le faire», assure un député. Le maire de Meaux ne tarit ainsi pas d'éloges sur Rachida Dati. Il l'avait défendue quand elle était ministre, il le fait plus que jamais depuis que l'ancienne étoile du gouvernement a été envoyée au Parlement de Strasbourg. Autre «exclu» du gouvernement, Yves Jégo. Le limogeage de l'ancien secrétaire d'État à l'Outre-mer a rapproché les deux hommes que des années de guerre en Seine-et-Marne avaient opposés.
Une garde rapprochée
La constitution de ces réseaux serait évidemment impossible sans la garde rapprochée qui l'accompagne depuis plusieurs années. Parmi ces fidèles, on compte Bastien Millot, son ancien attaché parlementaire, aujourd'hui coprésident, avec Guy Alves, de l'agence de communication Bygmalion. Autre proche parmi les proches, Grégoire Chertok, associé-gérant de Rothschild & Cie. À l'Assemblée, Copé s'appuie sur son directeur de cabinet, Jérôme Lavrilleux, qui fut un proche de Xavier Bertrand, et sur le secrétaire général délégué du groupe, Jean-Baptiste Lemoyne.
«Il était très seul avant», confie Valérie Pécresse à Solenn de Royer et Frédéric Dumoulin, qui décrivent abondamment les réseaux Copé dans leur ouvrage. «C'est une faiblesse qu'il est en train de combler», ajoute la ministre. Et l'on devine que cela ne fait pas plaisir à tout le monde.