Après que l'Assemblée Nationale ait approuvé l'instauration d'une taxe sur les sodas en PLF recettes, le Député Bernard Reynès a fait voter, le jeudi 3 novembre dernier, un amendement afin que la mesure serve à financer une baisse du coût du travail dans l'agriculture par la réduction d'environ un euro de charges sociales pour un Smic horaire.
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Jeudi, 01 Avril 2010 08:44

Bernard Reynès revient dans "la Provence" sur la réunion de l'Elysée avec Nicolas Sarkozy (publié ce 1er avril 2010)

Trois quarts d'heure de préambule. Puis trois quarts d'heure de questions, portant pêle-mêle sur le bouclier fiscal, la réforme des retraites, la méthode comparée à celle de Jacques Chirac ou le désamour des Français. À l'arrivée, quelques certitudes et toujours des interrogations dans les rangs de l'UMP. En recevant les députés de sa majorité à l'Élysée, hier soir, Nicolas Sarkozy a voulu rassurer. "Il avait besoin de montrer qu'il était le capitaine", résume Éric Diard, député-maire de Sausset-les-Pins. "Il s'est positionné en chef d'État plus qu'en copain chef de parti", ajoute Jean-Claude Bouchet, député-maire de Cavaillon. D'où le sentiment mitigé de certains. Il a convaincu en partie, mais beaucoup avaient envie d'entendre autre chose."


De retour des États-Unis dans une France où sa popularité reste agrafée à 28% et où ses troupes se font plus frondeuses depuis la défaite des régionales, Nicolas Sarkozy a demandé aux siens d'être "tenaces et combatifs." Resserrant les rangs en même temps que les boulons. Assurant d'emblée qu'il ne fallait "pas toucher au bouclier fiscal", point de discorde symbolique, il a redit son désir de maintenir le cap des réformes, notamment celle des retraites qui sera examinée à l'automne.
"Un Sarko égal à lui-même, serein, convaincu qu'il ne faut pas rester au milieu du gué alors qu'il a passé un contrat de cinq ans avec les Français", souligne le député des Bouches-du-Rhône Richard Mallié. Un Sarkozy "courageux et déterminé", selon son homologue de Châteaurenard, Bernard Reynès, "mais qui ne doit pas seulement convaincre. Il doit aussi écouter. Et j'ai un sentiment mitigé sur la ligne politique à maintenir. Depuis 2007, il y a eu la crise et cette deuxième partie de mandat devrait intégrer des données sociales, comme le bouclier fiscal ou la condition des agriculteurs, devenues prégnantes. On devrait analyser un peu plus profondément les raisons de la défaite aux régionales."
Déception et frustration sont aussi des mots qui reviennent chez Éric Diard. "Il a conscience des problèmes posés, a compris qu'il fallait calmer un peu le jeu de l'ouverture, mais de nombreux sujets n'ont pas été abordés, dont la sécurité. Comme beaucoup, je n'ai pas pu poser ma question." L'occasion se représentera, le président de la République ayant promis qu'il renouvellerait le rapprochement parlementaire tous les mois.