Après que l'Assemblée Nationale ait approuvé l'instauration d'une taxe sur les sodas en PLF recettes, le Député Bernard Reynès a fait voter, le jeudi 3 novembre dernier, un amendement afin que la mesure serve à financer une baisse du coût du travail dans l'agriculture par la réduction d'environ un euro de charges sociales pour un Smic horaire.
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Défense des traditions
Lundi, 05 Octobre 2009 12:49

L'AFP et l'Express reviennent sur la manifestation du collectif Provence et l'action du Député Reynès

Plusieurs centaines de défenseurs du provençal -- environ 1500 personnes-- ont manifesté samedi à Beaucaire (Gard) pour la sauvegarde d'une pluralité des langues d'oc. Les manifestants accusent le gouvernement de vouloir faire du provençal un simple dialecte d'une langue "occitane" dans le projet de loi en préparation sur les langues régionales, reconnues par la Constitution comme patrimoine national depuis 2008. "Nous voulons que la loi annonce qu'il y a des langues d'oc et pas un unique occitan", a expliqué à l'AFP Jean-Pierre Richard, président du Collectif Prouvènço organisateur de la manifestation soutenue par l'Alliance des langues d'oc (béarnais, gascon, auvergnat, etc.). "Il y a derrère ceux qui prônent la langue d'oc unique des vélléités séparatistes d'avec la France et des choses pas très nettes dont nous ne voulons pas", a-t-il poursuivi, en soulignant la présence dans la manifestation de nombreux élus venus de tout le sud-est.


Le président PS de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Michel Vauzelle, était représenté, ainsi que le sénateur-maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin. Selon le collectif Prouvènço, l'occitan est une langue unique standardisée sur la base du languedocien, langue régionale d'entre Toulouse et Montpellier, et le projet développé depuis une cinquantaine d'années d'en faire la langue d'une "Grande Occitanie" inspirée du modèle catalan comporte "des aspects nationalistes préoccupants".
Le provençal, doté d'un important patrimoine littéraire, reste pratiqué par environ 500.000 personnes mais est classé comme "langue en danger" par l'Unesco depuis 1996, souligne le collectif, qui réclame un soutien à la transmission via la création littéraire, musicale et filmique selon la dynamique lancée au XIXe siècle par Frédéric Mistral, fondateur du Felibrige et prix Nobel de littérature en 1904.
Parallèlement, de nombreux manifestants à cheval protestaient contre le projet de rendre obligatoire le port du casque pour les cavaliers, rejeté par des élus régionaux comme le député UMP Bernard Reynès et par le collectif Prouvènço qui réclame la prise en compte d'une "exception culturelle provençale" concernant les gardians.