Le Député Reynès interpellera le Ministre de l'Agriculture demain, mercredi à 15h40, dans l'hémicycle (France 3)Bernard Reynès interpellera le gouvernement demain, mercredi 7 septembre à 15h15, dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale. Le Député-Maire de Châteaurenard s'adressera au Ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire sur les mesures qu'il compte prendre pour aider la filière fruits et légumes qui connaît une grave crise : "Ma question s'adresse à Monsieur le Ministre de l'Agricuture, de l'Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l'Aménagement du Territoire Je vais encore revenir sur l'agriculture non pas seulement parce qu'elle est en crise mais parce qu'il s'agit d'une cause nationale. La filière fruits et légumes s'effondre : 30% des exploitations risquent de mettre la clef sous la porte dans les prochains jours avec autant d'exploitants, de salariés permanents ou saisonniers qui vont pointer au chômage. Ce secteur, et je pèse mes mots, est menacé de disparition. Trois enjeux s'imposent à nous tous : La France, certes est un magnifique pays, mais qui entretient notre paysage ? Notre indépendance alimentaire est en jeu alors que nous avons les meilleurs produits au monde. Notre balance commerciale est déficitaire, l'agriculture était un des rares secteurs excédentaires, le constat tombe et il est terrible : 2,5 milliards d'euros de déficit sur le secteur fruits et légumes.
Une réponse et ce n'est pas la seule, notre compétitivité s'est effondrée à cause des distorsions de concurrence même intra-communautaire. Vous devez, aujourd'hui, Monsieur le Ministre sauver les trésoreries car, sans des mesures fortes et immédiates, ce secteur s'écroule définitivement. Mon rapport préconise à moyen terme la mise en place de la TVA anti-délocalisation à titre expérimental sur l'agriculture car c'est le secteur économique le plus impacté par les distorsions de concurrence Il faut entamer rapidement le chantier de l'harmonisation salariale et sociale par le haut avec nos partenaires européens (les écarts de salaires chargés vont de 1 à 20 dans l'Europe intra-communautaire) ainsi que celui de la préférence communautaire. Enfin et dès Janvier 2012, comme vous vous y étiez engagé Monsieur le Premier Ministre au congrès de la FNSEA, il faut alléger les cotisations sociales sur le travail permanent comme l'avait demandé avec moi Charles De Courson et Jean Dionis du Séjour. Seule une baisse d'1 euro sur le coût du travail permanent serait significative. Elle peut être financée par une taxe sur les boissons gazeuses à sucre ajouté ou édulcoré qui bénéficient d'une TVA à 5,5% alors que ce ne sont pas des produits alimentaires. N'est-ce pas le prix de la solidarité des industriels de l'agro-alimentaire vis à vis des producteurs et pour la grande distribution l'occasion de diminuer des marges inconsidérées sur le dos des paysans ? Monsieur le Ministre et Monsieur le Premier Ministre, nous comptons tous sur vous pour redonner à nos paysans la place qui est la leur dans notre pays.
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